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   Frédéric Matthias Alexander est né en Australie (Tasmanie) en 1869, dans une famille de pionniers, éleveurs de chevaux. Il eut très tôt des problèmes respiratoires qui l’empêchèrent d’aller à l’école ; son précepteur, amoureux de Shakespeare, lui communiqua sans doute sa passion pour le théâtre et il devint acteur très jeune, à Melbourne. Des problèmes d’enrouement l’obligèrent à interrompre son métier à plusieurs reprises. Devant l’impuissance des médecins, qui ne savaient que lui prescrire du repos mais ne parvenaient pas à comprendre l’origine de ses problèmes vocaux qui réapparaissaient dés qu’il retravaillait, il décida de chercher par lui-même, pensant qu’il devait être lui-même le propre auteur de ses difficultés. Durant de nombreuses années, il observa comment il se comportait au moment de parler, il examina toutes ses habitudes posturales et ses manières de faire, il remit en question ce que ses professeurs d’élocution lui avaient appris. Il remarqua qu’au moment de se mettre à réciter, il contractait les muscles de son cou de manière à tirer sa tête vers le bas et vers l’arrière. Simultanément, il effectuait une aspiration d’air sonore associée à une compression du larynx. Ces phénomènes étaient reliés à un tassement de l’ensemble de son corps. Il trouva les moyens de transformer ses manières de faire habituelles pour réapprendre à parler en public, sans plus jamais souffrir des troubles qui avaient menacé sa carrière d’acteur. Il eut assez vite des élèves acteurs sujets aux mêmes problèmes, avec qui il vérifia que ce qu’il avait constaté pour lui-même affectait la plupart des gens à des degrés divers. Peu à peu des médecins lui envoyèrent des malades souffrant de troubles respiratoires et il finit par se consacrer exclusivement à l’enseignement de sa méthode. Un médecin le persuada de partir à Londres en 1904 où son travail recevrait la reconnaissancequ’il méritait et serait plus largement diffusé.

   Son premier livre, « L’Héritage Suprême de l’Homme », fut publiéen 1910, le second , « Le Contrôle Constructif Conscient de l’Individu », préfacé par le philosophe américain John Dewey, parut en 1923. momde sensibilité, d’intelligence et de persistance, qui est celle d’un homme sans formation

   En 1930, Alexander créa le premier cours de formation de professeurs de la Technique Alexander.
« L’Usage de soi », où il décrit les étapes de ses recherches parut en 1932.Son travail devint de plus en plus reconnu durant les années précédant la Seconde Guerre mondiale. Il alla s’établir aux Etats-Unis pendant la guerre, publia son dernier ouvrage en 1942, « La Constante Universelle dans l’Art de Vivre », avant son retour en Angleterre à la fin de la guerre. Il y reprit son cours de formation de professeurs jusqu’à sa mort en 1955.

    L’importance de ses découvertes fut appréciée par des scientifiques de renom au cours de sa vie et après (les professeurs Murdoch, Coghill , Dart, Sherrington et Tinbergen, Prix Nobel de Physiologie et de Médecine en 1973, qui lui consacra une partie importante de son discours quand il reçut le prix à Stockholm).

 

« Cette histoire de sensibilité, d’intelligence et de persistance, qui est celle d’un homme sans aucune formation médicale, est l’une des vraies épopées de la recherche et de la pratique médicale. »           N. Tinbergen. 1973

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