V2.9_170126

Description des trois cadres de pratique ou situations d'apprentissage de l'équilibre général utilisés par la plupart des professeurs de la Technique Alexander.

 

1. Le travail debout/assis

Il s'agit de développer une conscience de soi en équilibre et en mouvement pour cesser d'interférer avec notre organisation comme un tout. Soit en statique, assis ou debout, soit en dynamique, en s'asseyant ou en se levant - deux des mouvements les plus caractéristiques de l'activité humaine. Nous avons tendance (mauvaise habitude) à solliciter une quantité considérable d'efforts musculaires dont les contractions tendent systématiquement à raccourcir notre torse selon un schéma qui nous est propre, par exemple : tirer la tête vers l'arrière et vers le bas en nous cambrant exagérément (fermeture du dos) ou nous arrondir en avant en avachissant la poitrine vers l'avant et le bas, et/ou s'appuyer sur le bassin en poussant les hanches en avant, etc... et nous expérimentons tous que ces habitudes ont des conséquences préjudiciables sur notre organisme et plus particulièrement sur notre colonne vertébrale. Nous expérimentons qu'elles sont toutes indissociables d'une manière d'être au monde qui caractérise chacun et qui nous est propre. Tout en le démontrant, chaque leçon ouvre un chemin de découverte pour dépasser nos conditionnements.


L'élève et le professeur travaillent ensemble à préserver un état d'allongement, d'ouverture et de dynamisme quel que soit le mouvement effectué dans l'activité abordée. La force des habitudes posturales et mentales de l'élève est telle qu'il n'a que rarement conscience de celles-ci. Le regard du professeur ou éventuellement des autres élèves lors de ce processus est donc très important pour apporter un retour objectif qui puisse être comparé avec l'expérience subjective de l'élève. Il développe alors une perception mieux ajustée de ce qu'il fait ou qu'il ne fait pas. Ce qui l'amènera progressivement à pouvoir choisir comment faire ce qu'il veut faire au moment de le faire avec plus de justesse et d'efficacité.
Nous privilégions l'activité de s'asseoir et de se lever car elle sollicite de façon simple et claire la personne dans sa globalité, depuis ses intentions de mouvement et d'organisation, en passant par une certaine relation entre la tête, le cou et le dos, expression de sa verticalité, ou encore sa maîtrise du passage de la flexion à l'extension. Elle stimule ainsi ses capacités d'adaptation et développe ses moyens d'apprentissage. De plus c'est un geste que nous faisons plus de cinquante fois par jour, nul besoin d'un décorum ou d'une ambiance particulière. L'application est immédiate et continue. Malgré ce dépouillement, les propositions de travail sont nombreuses et s'adressent à l'ensemble des coordinations : se baisser, s'accroupir, lever un bras, s'enrouler, se dérouler, aller sur la pointe des pieds, se tourner, prendre un objet etc... c'est à dire, à peu près tout le répertoire des gestes humains. Le professeur dispose de l'une ou l'autre procédure selon ce qu'il observe, en fonction de la situation, et des demandes de l'élève.

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